So Many Sacrifices

21/07/2009 16:41 par bcaedes14

 

"Je te promet qu'à partir d'aujourd'hui, et ça je le jure, que plus jamais tu ne pleurera à cause de moi, que je vais te donner tout l'amour et toute la tendresse que je peux et que mes crises, je vais les gérer. "

 

"J'ai tranché la tête de l'avorteuse Vampire psychique Il était si malheureux En grande léthargie de l'âme Cette garce lui suçait l'esprit Si tu savais comme je l'aime C'est mes abîmes que je sublime J'ai si peur de le perdre que j'ai vomi ma vie dans la sienne J'ai puni mon coeur par le feu de la géhenne Entre deux nausées : l'instant sourd

Bilan au 05/07

15/06/2009 19:36 par bcaedes14

  • Bilan au 05/07

    Bilan au 05/07

    15/06/2009 19:36 par bcaedes14

Lui, il m'a vaincue. Il a réussi à me rendre plus solitaire qu'un vieux loup en quête de mourroir.
Mais avant lui, il y a eu l'autre. L'incarnation de tous mes démons. Celui qui m'a fait découvrir les ravages de la haine sur l'esprit, celui qui m'a fait perdre tout contrôle sur mes sentiments.
J'ai tellement besoin de connaître autre chose, de savoir ce que c'est qu'une relation saine que je m'agenouille devant la moindre lueur de tendresse. Je ne veux plus avoir à subir ma vie, c'est un  suplice sans fond. Ca ne s'arrête jamais. Chaque soulagement se retourne en torture, chaque espoir en désillusion.
J'ai erré pendant des éternités avant de pouvoir à nouveau croire en quelque chose. Une infime particule de douleur qui s'en va, mais l'envie de vivre qui renait. Un petit miracle.
Une compréhension erronée, un jeu de remplacement, une nouvelle drogue.
Et la lucidité qui revient...
Une culpabilité refoulée, un souvenir inachevable, l'esprit qui se met à bouillir.
La fin d'une utopie.
J'ai été heureuse
J'ai été envieuse
Et tout s'arrête. Encore.
Je n'ai pas besoin de toi, je n'ai pas besoin de toi, je n'ai pas besoin de toi...
Mais j'en ai envie.
Peut être juste un souhait égoïste d'être au premier rang...
 

Il est trop tard pour toi

28/05/2009 19:46 par bcaedes14

Avec le temps, on apprend à encaisser les coups, à prendre sur soi et surtout à ne jamais se laisser engloutir dans la merde des autres. On devient plus rude, plus prudent... On sait qu'il faut penser à soi et garder son honneur et ses principes quoi qu'il arrive.
 

Pareil au niveau relationnel, à force désillusions successives on se borne à ne jamais donner l'entier de son cœur et de sa confiance. Et quand ça pète, on se force à oublier, le plus vite possible. La débauche commence, on se noie dans l'alcool; on est célibataire, alors on peut tout faire. Se péter la tête, s'envoyer en l'air, voir ses potes, sortir, draguer, s'éclater, chercher le bonheur et le bien-être, se laisser aller et se laisser faire, s'exploser la gueule en baston, hurler sa haine, se vider, s'affirmer, se refaire un nom et une réputation, ne pas avoir à assumer ses actes, passer par tous les états... et surtout s'oublier.

Quand on perd l'être cher, celui à qui on s'est osé laisser dire "pour toujours", celui pour qui on avait tout quitté, on reprend vite le sens des priorités. Pourtant au fond de soi, il y a toujours ce manque, cette obsession, ce goût amer qui s'appelle le chagrin. La rupture est telle un deuil... C'est en l'acceptant qu'on tourne la page et se forge un futur. Bon ou mauvais peu importe, on est seul à présent. Seul avec sa douleur, seul avec les souvenirs, ceux qu'on choisi d'effacer et ceux qu'on souhaite garder. C'est dans la déprime qu'on apprend que la vie est faite de hauts et de bas, et que là, on touche le fond. A nous seuls de décider de remonter la pente. Quand à la force pour le faire, on ne la trouve pas toujours... Soit on se laisse sombrer, soit on se prend en main...

Solution de facilité : se laisser sombrer.


C'est celle qu'on choisi à force de combats perdus et d'espoirs oubliés. L'envie de se faire oublier au plus vite, pour ne pas avoir à se ramasser encore. Cette sensation de déjà vu ou de déjà pensé continuelle, on tourne en rond, on se rend complètement taré tout seul... Et bien souvent, c'est sans solution que l'on sort de cette phase. On enterre le problème parmi les autres et on espère qu'il ne ressortira pas. On assume pas. Point. Et quand on déterre ce problème irrésolu, il fait forcément rugir les autres. Et c'est avec les démons du passé qu'on se terre à nouveau. Et on recommence, l'éternelle épreuve de la solitude. La boucle est bouclée, on est enfermé dans ce cercle de merde qui nous obsède. On s'avoue vaincu.


C'est généralement à ce stade là qu'on se rend compte que la race humaine est foncièrement mauvaise. Que personne n'en vaut vraiment la peine, puisque personne ne nous a sorti de notre brasier. Et une nouvelle règle d'or s'offre à nous : chacun pour soi.


Et quand on a compris cela, en général, tout s'éclaire. On mûrit, on se sent moins faible, ou même invincible. Il y aura toujours une saloperie pour essayer de nous blesser, mais tant pis, une de plus une de moins, on neutralise. Mentalement, physiquement, rien à cogner. A ce jeu on perd beaucoup de monde, mais on garde les meilleurs, ceux qui en valent réellement la peine et qui feront un bout de chemin avec nous. Le tri est fait. On est trop jeunes pour perdre notre temps pour des accrochages sans fin et sans raison argumentée. A partir de là, on devient plus franc et plus direct. Blesser intérieurement rien à foutre, nous on est indemne.



C’est parfois salvateur, l'égoïsme.

« Ce n'est pas pécher que pécher en silence »

27/05/2009 14:32 par bcaedes14

  • « Ce n'est pas pécher que pécher en silence »

    « Ce n'est pas pécher que pécher en silence »

    27/05/2009 14:32 par bcaedes14

Offre-moi ta haine, tu déchaîneras ma colère
Offre-moi ton amour, tu récolteras mon mépris
Offre-moi ta vie, j'en ferai mon Enfer
Offre-moi tes excuses, je les vomirai à la gueule du pardon
.
.
Si longtemps plus tard,
je suis toujours indomptable,
imperméable à ton chantage,
invincible à tes accusations.
.
.
Tu finiras à errer seul dans ton malêtre à la recherche d'une raison quelconque pour continuer tout en te faisant bouffer par  mon indifférence, et ce en retour de ton égoïsme.
Tu te tâneras dans les ténèbres en priant pour que ta honte ne soit pas exposée aux yeux de tous.
Désastre corporel, tu te vidras pour ta rédemption, en vain, tu paieras de ton âme d'avoir mépriser la mienne.
Tôt ou tard tu te feras souffler par la haine que tu attire, celle que tu tente de noyer chaque soir dans l'ivresse de ta peur.
Habitue-toi à la solitude, elle sera ta seule amie désormais, les autres sont toutes parties après trop de pitié.
Je te hais d'un amour inconditionnel, je t'ai vendu ma vie pour quelques promesses intenables.
Tu as sali mon honneur, sali mon integrité et tout acte à sa conséquence.
Et comment voudrais tu encore m'avoir?
Tes appels au suicide, tes lamentations, ton chantage rien de tout ça ne m'atteindra plus désormais.
Tu n'auras été qu'une autre de mes erreurs, un autre de mes rêves trop enjoués.
Et aujourd'hui tu ne mérite que ma haine et ma colère.
Et ta bague si importante pour toi, que vaut-elle en ce jour?
Un symbole d'amour et de fidélité aussi puissant ne peut être offert qu'une fois, la loi est bien simple, il n'est pas réutilisable.
Inutile de la mettre aux enchères à celle qui te fera le plus oublier que tu m'as perdue.
 

La peur est faiblesse, elle ne te tue que toi...

26/08/2008 18:21 par bcaedes14

  • La peur est faiblesse, elle ne te tue que toi...

    La peur est faiblesse, elle ne te tue que toi...

    26/08/2008 18:21 par bcaedes14

Un crépitement fait vibrer les tempes. Il impérialise la perception. Seul, dans les pas de mon ombre sur le chemin je vais... La vie va et vient, cette masse en action haletante. Troupeau bestial qui vit son instant, profite du moment. Je la sens, la devine dans mon réveil obscur. Seule, mince, un rayon clair parcours la pièce. Il me dégoûte, les cloches sonnent. Je suis pourtant comme eux. Je vois ces treize nouvelles heures. Leur songe sophistiqué incarcère lentement. Mon esprit calciné, divergent. Je me lève et m'habille, embrasse ma femme et ma fille. Ma peau diurne me sert un peu. Le trou quotidien s'ouvre. Sauvez-moi. Je me revois enchaînée à ma chaise. Ils allument les feux, les cloches continuent à sonner. J'entends chanter des litanies. Mes pieds sont réduits en cendres. Mes muscles craquent, ma moelle et mon sang sifflent. Ma chair se consume comme du cuir rétrécit. Deux bâtons desséchés et noircis. Les os de mes jambes pendent au dessus des flammes. Qui montent, bientôt lapent mes cheveux. Ma tête est une boule de métal en fusion. Mes yeux étincellent puis fondent dans leurs orbites. Si j'ouvre la bouche, je bois du feu. Si je la ferme le feu est à l'intérieur et pourtant. Les cloches sonnent toujours. Sauvez-moi ! Je me situe entre les dernières limites de la partie humaine. Et les frontières de la vie supérieure. Je ne connais pas les heures. Mon Lucifer latent bourdonne à l'ombre de mon ouïe. La tête cornée, chantonne de sombres liturgies. Je ne fuis, je ne puis. Je ne suis pas folle ni loup. J'entends sa révolte luciférienne. Il règne. Il fait route vers le monde depuis que le monde est monde. Je m'exécute à sa voix, il me nomme le sens occulte de son émoi. A sa vue, je vomirais de peur tant son tronc est large et froid. Il supplante ma couche dérobant bible et crucifix. Vers minuit mon esprit se morcelle car je dois défier dieu. Je suis promise à la vie éternelle je fais ces choses tant que je peux. Tant qu'il m'appelle. Je ne connais pas les heures. Mon Lucifer sort du trou, noire lumière. Sa voix bestiale me dicte et m'étreint. Je me fends en deux nous ne faisons plus qu'un. Dans cette lumière, tu seras à moi aux siècles des siècles. Les ténèbres seront les témoins de notre union. Et les foudres du ciel seront nos cierges. Je possède, j'embrase nos étreintes par l'extrême onction. Moi, la fiancée de la perdition. Mon existence dévorée de l'anathème.  

 

Aime-moi sur l'autel brûlant du blasphème.

 

 

 

Aucun regret... ou presque

21/07/2008 16:55 par bcaedes14

Incapable de pleurer ou de rire, incapable d'aimer juste de haïr. Détruite jusqu'aux entrailles et salie jusqu'à l'âme. Indigne du meilleur, seule et hideuse de l'intérieur. Dépendante à la noirceur. Ecorchée de violences psychiques. Pantin maniaque, indomptable empli de haine et de souvenirs assassins. Jouet du destin complétement usé par sa sinistre existence. Calcinée par son amour et aveuglée par son malheur. Massacrée par tous ceux qui ont prétendu l'aimer et trahie par son sang. Ecoeurée par toutes les pitreries communes aux crédules mythomanes. Attirée par le vide. Attirée par le sang. Non je n'ai aucun sentiment, non je n'ai aucun amour propre, non je n'ai aucun repère ni aucune accroche. J'en ai pas besoin, j'attend simplement ma fin. Foutez moi la paix je vaux plus rien et je n'ai plus besoin de quiconque. J'ai perdu la foi et tout dérivé de confiance. En moi comme en vous. Laissez tomber.

A ceux qui nous ont offensés : nous vous soumettons à la tentation. A ceux qui nous ont dévastés, dites leur la vérité : La bête et l'agneau ne font qu'un

02/07/2008 19:37 par bcaedes14

  • A ceux qui nous ont offensés : nous vous soumettons à la tentation. A ceux qui nous ont dévastés, dites leur la vérité : La bête et l'agneau ne font qu'un

    A ceux qui nous ont offensés : nous vous soumettons à la tentation. A ceux qui nous ont dévastés, dites leur la vérité : La bête et l'agneau ne font qu'un

    02/07/2008 19:37 par bcaedes14

Pas d'amour sans engueulades
Pas d'engeulades sans amour
Des trahisons à n'en plus finir
Des Esclaves
 à ne plus savoir quoi en faire
Des B
iatch du Porno dans notre theater
On se parle comme des C
hiens et on se Baise comme des Bêtes
On disait s'appartenir quand à la fin rien n'est acquis
Je t'aime moi non plus
On s'aime, On se déteste
Mais c'est quoi l' A
mour ?
Juste des Théories, pas de pratique
Tu me voulais soumise mais je suis une petite guerrière
Je me délecte en te voyant te soumettre aux joies du V
ice
Jsuis ta complice sans S
acrifices je m'adonne à ce jeu mieux que toi

Dans la vie tout se sait un jour
Comme tu me disais si bien, rien ne peut rester caché très longtemps
La vérité refait toujours surface à un moment ou à un autre, la preuve t'avais raison
Jsuis rien qu'une Pute et TOi t'es qu'un B
atard

Appuie sur la gachette et explose moi la tête

03/01/2008 13:18 par bcaedes14

Perversion narcissique :

forme de perversion empreinte de narcissisme, tendance à utiliser l'autre pour se faire exister plus.

 

Méfie-toi de l'aisance au jeu du corps à corps l'esprit est bien plus fort

18/10/2007 22:49 par bcaedes14

  • Méfie-toi de l'aisance au jeu du corps à corps l'esprit est bien plus fort

    Méfie-toi de l'aisance au jeu du corps à corps l'esprit est bien plus fort

    18/10/2007 22:49 par bcaedes14

"On vit comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore... Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans interêt. On continue, on se fixe des objectifs factices.
Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustrés pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon, on presserait la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuirait sur la lame de rasoir jusqu'à ce que le sang gicle...
On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on frôle l'accident. On prend trop de coke, on frôle l'overdose.
On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du coeur, on va en boîtes plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons qu'on a de vrais amis, et deux cents numéros dans notre repertoire qu'on apelle jamais. On est la Jeunesse Dorée.
Et on n'a pas le droit de s'en plaindre parce-que à ce qu'il paraît, on a tout pour être heureux."

Just didn't drink enough to say you love me

03/09/2007 20:24 par bcaedes14

"J'ai tué la plupart de mes vingt-trois garçons à l'arme blanche. En tranchant leurs artères principales au couteau ou au rasoir une fois qu'ils étaient assommés par l'alcool. Ce n'est pas par lâcheté ni pour éviter qu'ils se débattent que je procédais ainsi; quoique je ne sois pas une athlète, j'aurais sans peine terrassé ces enfançons affamés et défoncés dans un combat loyal. si je les ai tués de cette manière, c'est parce que j'appréciais la beauté qui parait alors leurs corps, les étincelants rubans de sang courant sur leur peau de velours, leur muscles qui s'ouvraient en frémissant comme du beurre doux. J'en ai noyé deux dans ma baignoire, j'en ai étranglé un avec les lacets de ses propres Doc Martens tandis qu'il cuvait son alcool. Mais je les tuais surtout à coup de couteau.

N'allez pas croire que c'est par plaisir que je les découpais en morceaux. Mutilations et démembrements ne me procuraient aucune joie, du moins à l'époque; c'était le subtil murmure du rasoir en action qui me séduisait. J'aimais mes garcons tel qu'ils étaient, de grands poupons morts pourvus d'une ou de deux bouches suplémentaires à la salive cramoisie. Je les conservais auprès de moi pendant une bonne semaine, jusqu'à ce que l'odeur devienne trop perceptible. Le parfum de la mort ne me déplaisait pas. Il m'évoquait des fleurs coupées ayant trop longtemps séjourné dans une eau stagnante, une senteur lourde et maladive qui colle aux cloisons nasales et s'insinue au fond de la gorge à chaque souffle."


Poppy Z.Brite