La dernière chute est infinie
02/09/2007 14:43 par bcaedes14
| Dans la destruction, il demeure | |
| Mon accomplissement dans le meurtre | |
| Et il était voué à souffrir | |
| Intronise le nouveau Demiurge | |
| Il m'a donné ma mission : purifie | |
| Tu as volé tout ce que j'avais | |
| Tu m'as enlevé mon dernier espoir | |
| Innommable larve écoeurante de lâcheté | |
| Je te hais | |
| Je veux toujours te voir agoniser dans les pires souffrances | |
| Ceux de ta race méritent seulement la haine | |
| Mes souhaits reflètent sa volonté | |
| Et il me parlait | |
| Il me disait de tuer | |
| Tuer, tuer | |
| Souhaitant que tu sois ici, près de moi | |
| Nous pourrions les oublier | |
| Ma croyance a été abbatue par mon coprs de pécheur | |
| Je ne pardonnerai absolument rien putain | |
| Tu es la putain des faiblesses humaines | |
| Tiède et obscène | |
| Aveuglée par ce désir suintant de vanité | |
| Sans valeur | |
| Elle sera ma victoire | |
| Elle sera au-dessus de tout | |
| Elle fermera le cercle | |
| Et ouvrira enfin ses yeux d'ange | |
| Plus rien n'existe, tes mains sont sales | |
| Regarde-moi dans les yeux une dernière fois | |
| Je perds mon sang par mille blessures et tu ne vois rien | |
| Nous sommes si seuls maintenant | |
| Et je me noierais dans tes larmes | |
| Ta vie portera le sceau écarlate | |
| De mon sang à jamais bafoué | |
| Je te maudis | |
| Je vomis sur ton âme et sur tous les tiens | |
| La mort pour tes parents | |
| La torture et le viol pour tes enfants. | |
| Je vous hais jusqu'à la mort | |
| Gloire aux anges salvateurs | |
| Gloire aux anges rédempteurs | |
| Purifiez ce monde dans le sang ! | |
|
Putain, pas de servilité envers les rites des mortels
Le châtiment de la rose - Anorexia Nervosa |
Je suis une cellule morte
Errant dans la cohorte
Elle me porte, elle m’escorte
Au sein de ce monde froid
Je respire puis me noie
C’est comme ça à chaque fois
Car mes rêves sont chimères
Ils font mal, ils coûtent cher
L’équilibre est précaire
Est-il une cécité ?
Et c’est fort dépitée
Que je me vis créée
Je suis la cellule morte
Qui m’ennuie et m’importe
Et quand je me sens forte
J’agonise de faiblesse
Mes certitudes s’affaissent
Ma joie soudain me blesse
Elle me renvoie la balle
Et parfois des rafales
C’est une posture fatale
Que de renier la foule
Et pourtant tout s’écroule
Lorsqu’on s’adapte au moule
Je suis une cellule morte
Cherchant de nouvelles portes
Et quelle qu’en soit la sorte
Que me coûte-t-il d’ouvrir ?
C’est parfois pour sourire
D’autre fois pour souffrir
Mais je reviens toujours
Ici où tout est sourd
Voudrais-je y couper court
Que je serais contrainte
Car telle est son étreinte
Je m’y retrouve éteinte
Je suis une cellule morte
Le courant me rapporte
Mes souvenirs m’exhortent
À reprendre la route
Comme pris dans le mazout
D’un mouvement fait de doutes
J’échappe à mon destin
Qu’y puis-je si c’est le mien ?
Ainsi sera demain
Comme aujourd’hui d’ailleurs
D’amertume et de leurres
De pleurs, de joies, de peurs